Suite à l’élection presidentielle en Russie

ÉDITORIAL,
le 10 octobre 2012,

Notre combat se veut clair, tant sur ses objectifs, que sur son positionnement. Nous ne devons et nous ne voulons esquiver aucun sujet, intéressant l’avenir de la grande Europe. L’élection présidentielle russe, ressortissant de ce principe, nous avons exprimé notre choix. Dans une phase encore inachevée de redressement de la Russie, par le Président Vladimir Poutine, nous avons considéré nécessaire et donc souhaitable, son élection. Différentes déclarations ont manifesté publiquement, cette préférence.

Empêtrée dans ses contradictions, l’opposition ne pouvait qu’inquiéter. Vouloir faire d’elle une alternative crédible, découlait d’un profond cynisme ou d’arrières pensées. Son accession au pouvoir, n’aurait pu manquer de déstabiliser la Russie.

Comme nous l’impose la partialité qui prévaut, fréquemment, lors de la présentation d’événements relatifs à la Russie, nous interviendrons, autant que nécessaire, pour insérer plus d’équité dans une information, qui transforme ou parfois occulte la vérité.

Récemment, la couverture de plusieurs événements nous a sollicités. Il n’était certainement pas nécessaire que la Russie dramatise et sanctionne sévèrement, le comportement des membres du groupe les Pussy Riot. Mais, comme ce fut le cas, il était inacceptable d’ignorer l’émoi qu’une telle attitude ne pouvait manquer de susciter, à juste titre, dans la communauté Orthodoxe des croyants, à laquelle est due un minimum de respect.

Il en va de même de l’accueil guère avenant réservé par l’Elysée et la presse, au Président Vladimir Poutine, à l’occasion de son passage à Paris, en juin dernier, ainsi que de l’acharnement dont les médias ont fait preuve à son égard, pour en faire le fossoyeur de la démocratie russe. Car quelle démocratie avant Poutine? La Russie n’a véritablement, jamais connu la démocratie. Le peuple russe est passé d’une monarchie, à la révolution bolchevique, instituant la dictature communiste et ce n’est pas la double période, troublée et confuse de Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine, qui pouvait instaurer la démocratie. A contrario, en restaurant le fonctionnement de l’état, en redressant l’économie et en se soumettant au suffrage du peuple, Vladimir Poutine a jeté les bases d’une acceptable et bienfaisante démocratie. Loin d’en être le fossoyeur, il en est plutôt l’initiateur.

Aujourd’hui, il revient au Président Vladimir Poutine de poursuivre dans cette voie et comme il a eu l’occasion de l’évoquer, à de nombreuses reprises, il lui incombe de réformer toujours plus positivement et équitablement, les structures, politiques, économiques et sociales de la Russie.

Notre positionnement initial, ne nous interdit pas d’entrer en relation avec l’opposition russe, dès lors qu’elle n’est pas outrancière, mais constructive et sérieuse. Avec d’autant plus d’intérêt, lorsqu’elle partage la perspective d’une grande Europe (indépendante) que forme tous les pays européens, dont naturellement la Russie. Nous sommes prêt à associer cette opposition, à notre réflexion et à nos débats, pour que progresse la construction de la grande Europe.

Au-delà des dirigeants, notre combat s’adresse, aux nations.

Michel GRIMARD
Président du R.O.U.E.