Le groupe russe Pussy Riot

COMMUNIQUÉ,
Le 2 août 2012,

Le procès des membres du groupe russe les Pussy Riot, qui ont profané la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou le 21 février 2012, va se tenir prochainement. Si les autorités russes hypertrophient l’importance de cette affaire, les médias occidentaux ne sont pas en reste, mais comme toujours, ils occultent ce qui ne leur convient pas.

Certes, l’évènement n’est pas un drame et ne mérite pas les risques encourus, mais l’émoi qu’il suscite, à juste titre, dans la communauté orthodoxe des croyants, ne peut être ignoré. La profanation de la cathédrale, les blasphèmes que sont les propos tenus, le sacrilège que constituent les danses devant l’autel, prêtent peut-être à sourire pour des athées, mais ils sont offensants pour des croyants, auxquels est dû un minimum de respect.

Cette forme de protestation n’est pas acceptable dans un lieu de recueillement et de paix, quel qu’il soit, église, temple, synagogue ou mosquée. Les parvis devraient leur suffire, pour lier leur symbolique à une religion ou à ses représentants. Il convient de ne pas stigmatiser l’ensemble des fidèles, au prétexte d’une proximité de l’église orthodoxe avec le pouvoir, à travers son Patriarche, Kirill 1er.

Les condamnations à venir, car une sanction ne peut être écartée, doivent être marquées du double sceau, du pardon, de l’église orthodoxe et de la mansuétude, de la justice. La sentence ne doit pas être disproportionnée, mais clémente et se contenter du sursis.

Michel GRIMARD
Président du ROUE