Le cas de Loulia TIMOCHENKO

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ÉDITORIAL,
le 19 octobre 2013,

Le cas de Loulia Timochenko

Le cas de Loulia Timochenko, pourrait être réglé dans le cadre d’un futur accord d’association entre l’UE et l’Ukraine. Il semblerait en effet, que le cas de l’ex-dirigeante ukrainienne pro-russe, puisse être utilisé par le président ukrainien Viktor Lanoukovitch. Celui-ci a fait un pas vers la libération de l’opposante, en déclarant qu’il pourrait signer le cas échéant, une loi permettant son transfert à l’étranger pour recevoir des soins. Ce faisant l’actuel président, fait d’un pierre trois coups: Il minore au niveau national, l’importance politique et symbolique, de l’égérie à la natte blonde, Loulia Timochenko, regrettée, voire adulée par de très nombreux Ukrainiens, en l’autorisant à partir pour l’étranger, “puisqu’elle serait d’accord pour partir et s’éloigner du pays”; Il renforce significativement les chances d’aboutir de l’accord d’association UE-Ukraine ; il envoie un message direct à la Russie de Vladimir  Poutine.

Le président ukrainien semble néanmoins oublier trois faits majeurs et incontournables:

-l’économie de l’Ukraine n’est absolument pas prête à supporter les effets et contrecoups d’un accord d’association,
-Tout état fini toujours par avoir la politique de sa géographie,
– les économies russe et ukrainienne sont tellement imbriquées et interdépendantes, notamment en termes de productions d’armements et autres produits ultra-sensibles, qu’il est vain d’en faire fi, comme cela semble être le cas des actuelles autorités ukrainiennes; celles-ci paraissent en effet plus motivées par une politique de défiance à l’égard de la Russie, que  par le bien-être du peuple ukrainien, dans ses diverses composantes.

Le ROUE estime pour sa part que ce projet d’accord d’association, qui ne revêt pas de légitimité particulière, ni absolument aucun caractère d’urgence, procède bien plus d’une volonté claire et délibérée, de réduire la sphère d’influence historique et naturelle de la Russie, de faire pression sur elle, afin de l’amener progressivement à des concessions. Une telle démarche nous paraît pour le moins inamicale, provocatrice, voire dangereuse pour le continent européen et ne peut qu’accroître le sentiment légitime d’encerclement au sein du peuple russe et de ses dirigeants.

Jean-Jacques GAY
Vice-Président du R.O.U.E.

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