Démocratie Cubaine – Dictature Poutinienne

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ÉDITORIAL,
le 19 mai 2015,

DÉMOCRATIE CUBAINE – DICTATURE POUTINIENNE

Nous sommes habitués aux singularités du Président François Hollande, mais c’est en politique étrangère qu’elles en exhalent tout le parfum. Nous pénétrons là, dans le labyrinthe de la pensée présidentielle, dont il très difficile de trouver l’issue. Toutefois, les méandres diplomatiques, les contradictions, ne sont qu’apparentes. Ils s’expliquent assez simplement, lorsque l’on sait que notre politique étrangère n’est pas le fruit d’une réflexion élyséenne, mais celle d’une traduction de la volonté des États-Unis. L’apparente incohérence du Président François Hollande, trouve dans cette démarche, sa justification. Le feu vert ou rouge nous est octroyé d’outre-Atlantique.

Feu vert, pour s’afficher, tout sourire, auprès du leader maximo, Fidel Castro, aujourd’hui démocrate exemplaire, naguère personnage infréquentable, selon le même François Hollande. L’onction reçue, du Président américain, on se permet toutes les audaces. La voix de la France tonne, il faut lever l’embargo. Certes oui, mais cette parole, comme cette visite, auraient eu un autre écho, si elles avaient précédé l’initiative du grand frère américain. Que la France se préoccupe d’améliorer sa coopération avec l’Amérique latine est louable, mais qu’elle ne néglige pas celle, certainement plus essentielle, de l’Est de la grande Europe. Or là, feu rouge. Notre pays rejette une grande puissance, la Russie, partie intégrante de notre continent européen. Une démocratie, même imparfaite, serait-elle moins convenable qu’une dictature. Cette politique de fidélité aux désirs des États-Unis, nous conduit sur la voie du déshonneur. L’absence volontaire du chef de l’État français aux cérémonies, qui à Moscou, marquaient le 70èm anniversaire, de la paix et de la défaite des nazis, est une grande faute morale. Le lourd tribut payé par l’Armée rouge, pour l’écrasement de ces porteurs d’une idéologie mortifère, mérite respect et reconnaissance. Avec 53% du total des pertes alliées, c’est le plus lourd fardeau de tous les coalisés. Ce chiffre est bien supérieur à celui des autres forces combattantes, puisque 31% des autres pertes sont celles de la Wehrmacht. A elles seules, les pertes militaires de l’URSS représentent 88% du total de celles des alliés en Europe. Ce n’est pas l’unique cas, où nous empruntons cette voie abjecte. Nous la prenons également, en rejetant nos engagements concernant les Mistrals. C’est un reniement, sans obligation, que rien ne justifie, sauf la préséance donnée aux États-Unis. Nous ne voulons pas livrer les Mistrals, bien que ce soit contraire à tous nos intérêts, politiques, économiques, financiers, de droit, de crédibilité ou d’image de la France. Il est vrai que la situation florissante de notre pays, nous le permet. Seulement, comme d’habitude, le contribuable sera une nouvelle fois sollicité pour éviter le naufrage, en payant le coût très onéreux, d’un tel désastre, aussi inutile que stupide.

Une fois de plus, le pouvoir ignore la voix du peuple. Elle s’est pourtant manifestée à l’occasion d’un sondage ifop, pour la Tribune, dans lequel, une majorité de français se prononcent pour la livraison des Mistrals.

Pour le Bureau National
Michel GRIMARD
Président du R.O.U.E.

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Le R.O.U.E. rappelle à tous ceux qui partagent son soutien pour ce qui aurait dû être réalisé, la livraison du Mistral, à signer cet appel en cliquant ici qui sera envoyé à la Présidence de la République française, accompagnée des noms de tous les signataires.