BREXIT : Être ou ne pas être

COMMUNIQUÉ,
le 25 juin 2016,

BREXIT : ÊTRE OU NE PAS ÊTRE

 

Une grande nation a choisi de quitter l’Union européenne. Sur le fond, nulle raison de s’en réjouir, car ce pays s’inscrit naturellement dans l’Europe. Mais, dès 1973, il est malheureusement marqué d’un péché originel, car il rejoint l’Union dans des conditions trop dérogatoires. De nombreux gaullistes, comme moi-même, combattirent cette adhésion prématurée, voulue par le Président Georges POMPIDOU, mais rejetée par le Général de GAULLE. Il considérait, à juste titre, que l’Angleterre était timorée et que rien ne justifiait d’accepter un pays qui rentre à reculons. La crainte était fondée, l’Angleterre fut la mauvaise élève de l’Union, multipliant les obstacles, les demandes d’exceptions, ne cessant pas d’être un frein à la construction européenne. Dans l’épreuve peut naître un sursaut salvateur, dont l’Europe a tant besoin. Son élargissement, au détriment de son approfondissement, a ajouté des problèmes, alors que les précédents n’étaient pas résolus. Si l’Ecosse se détache du Royaume uni, nous devrons l’accueillir avec plaisir, car lors du référendum, sa fibre européenne l’a emporté. Seuls les pays qui sont sincèrement acquis à l’idée européenne, peuvent la réaliser. Tous ceux qui sont convaincus que l’Europe doit-être unie, pour exister sur la scène internationale. Il convient désormais, de reconstruire une Europe plus attractive donc plus cohérente et de doter le parlement européen, représentatif du peuple de l’Union, de pouvoirs très étendus. L’Europe doit se rapprocher de ses citoyens. Nous sommes pour une Europe qui sache conserver, ses racines, sa culture tout ce qui la soude et fait sa spécificité. Mais, gardons-nous de penser, comme certains, qu’il faut revenir à une Europe morcelée, en oubliant que les vieux démons peuvent toujours surgir et réduire à néant la paix, que l’Union européenne a su nous apporter. Un espoir demeure pour l’Angleterre, dont les citoyens les plus jeunes ont montré qu’ils visionnaient plus constructivement l’avenir que les seniors, enlisés dans la nostalgie d’une grandeur disparue. L’Union européenne doit rester ouverte à toutes les nations de notre continent, dès l’instant, où elles en acceptent toutes les règles.

Michel GRIMARD
Président du ROUE

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