« Made for sharing » devise de Paris pour les J.O. de 2024

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Mar 13, 2017 Commentaires fermés sur « Made for sharing » devise de Paris pour les J.O. de 2024 giulietta

ARTICLE,
le 13 mars 2017,

« MADE FOR SHARING » DEVISE DE PARIS POUR LES J.O. DE 2024 !

 

Dans les fautes sportives, en voici une belle ! Et une belle ânerie, ajoute Bernard Pivot. Le président de l’Académie Goncourt estime que « Paris fait la courbette devant la langue de Shakespeare et Donald Trump. » Il juge d’une médiocrité consternante  le slogan de la candidature de Paris aux Jeux olympiques de Paris en 2024. « Ce qui est invraisemblable, dit-il, c’est que tout le comité olympique français ait accouché d’un slogan aussi plat, aussi nul.» On ne saurait qu’approuver. Ledit comité aurait pu se creuser la tête pour vanter les mérites de la capitale, joyau du tourisme mondial. Mais, comme disaient les Romains, corruptio optimi pessima : « la corruption des meilleurs est la pire. »

De son côté, l’Académie française a condamné — à l’unanimité, fait rarissime —  la fadaise choisie par le CNOSF et mise sur la Tour Eiffel par le maire de Paris. Et la Compagnie observe que le slogan débile reprend celui des campagnes publicitaires pour les bonbons de la marque Quality Street, les biscuits Cadbury Snaps et les pizzas à découper de la chaîne Burger King.

La langue officielle des Jeux olympiques  est le français, langue universelle, que plus de cinquante pays ont en partage. Rappelons aussi que l’article 23 de la Charte olympique dispose que les langues officielles du CIO sont le français et l’anglais : ils doivent être utilisés dans cet ordre. Venez partager aurait dû être privilégié, faute d’une formule plus suggestive. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. L’argument invoqué pour s’exprimer en anglais : séduire les pays non-francophones. Vendre son âme, quelle honte ! Surtout lorsque la manifestation aura pour conséquence des impôts supplémentaires pour des contribuables déjà surtaxés.

Si l’on veut plaire à toutes nations pour « obtenir » les Jeux, le placard publicitaire devrait s’écrire dans toutes les langues, et d’abord à celles qui ont aussi une vocation internationale : l’espagnol, le portugais ou l’arabe, et celles des grandes nations sportives : russe, chinois, allemand.

Bref, à bas la langue unique ! Vive le multilinguisme !

 

Alfred GILDER
Conseiller
Chargé de la culture et des civilisations

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