Les langues dans l’UE : La nouvelle donne

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Mar 6, 2017 Commentaires fermés sur Les langues dans l’UE : La nouvelle donne giulietta

ÉDITORIAL,
le 6 mars 2017,

 LES LANGUES DANS L’UE : LA NOUVELLE DONNE

Le BREXIT a été avalisé par le vote britannique et sa mise en route devant avoir lieu au mois de mars de cette année. Indépendamment de la durée des négociations sur laquelle il est de bon ton d’épiloguer, la question du maintien de la langue anglaise, comme l’une des 23 langues de travail au sein des organes de l’Union européenne, a été légitimement posée.

À quel titre en effet cette langue serait-elle maintenue, dès lors que le Royaume-Uni sortirait de l’UE ? Seul le maintien de l’Écosse dans l’UE, le justifierait.

Pourtant, les interventions en faveur du maintien de la langue de Shakespeare comme langue officielle de l’Union européenne, sont venues de là où on les attendait le moins… de l’Irlande. Les raisons sont aisées à comprendre: malgré l’irrédentisme séculaire entre Celtes et Angles, le choix entre l’allergie historique, existant entre Celtes irlandais conquis et colonisés et Anglais, d’une part et les conditions fiscales de complaisance pratiquées par Dublin au bénéfice des multinationales américaines, notamment au détriment de la solidarité européenne, d’autre part, a été vitre tranché. L’Irlande a défendu le maintien de l’Anglais comme langue de l’Union européenne uniquement afin de pouvoir maintenant son attractivité géographique et fiscale par rapport aux  grandes entreprises mondiales,  ce qui a pour effet d’imposer des détournements de trafic, en quelque sorte, des pertes fiscales significatives pour les états membres de l’Europe continentale, en raison d’une politique de facilités d’imposition d’un autre âge.

Dublin a d’ailleurs été abruptement rappelé à l’ordre à ce sujet par la Commission européenne et certains n’ont pas manqué d’ironiser de la défense de l’Anglais, par l’ennemi séculaire.

On peut dès lors se demander à quel titre, au vu des importantes populations russophones présentes dans différents états-membres de l’Union européenne, à commencer par les états baltes, comment le Russe pourrait ne pas être considéré comme langue de l’UE, alors même que ces populations d’origine russe et parlant le Russe sont systématiquement minorées à l’est de l’UE et ceci en complète violation du droit européen. Au même titre que les 3 autres grandes langues de l’Union européenne (l’Allemand,  l’Anglais et le Français sont les langues de travail au sein des institutions de l’UE), le Russe, langue européenne et eurasienne éminente, à naturellement vocation à obtenir le même statut que l’Anglais, le Français et l’Allemand. Doit-on rappeler enfin que le Russe, comme les 2 autres langues est une des 6 langues de l’ONU?

Jean-Jacques GAY
Vice-Président du R.O.U.E.

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