Le Pape et l’immigration

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Oct 2, 2017 Commentaires fermés sur Le Pape et l’immigration giulietta

ÉDITORIAL,
le 02 octobre 2017,


Avant-propos

Le Pape François a la responsabilité et le devoir de rappeler aux catholiques et plus généralement à tous les chrétiens, l’exigence de l’enseignement de Jésus Christ. A tous ces croyants, dont je suis, notre seigneur a professé la compassion, la tolérance, l’amour du prochain et la mise en pratique de ces préceptes, dans notre comportement. Face au drame humain qui se joue aux portes de l’Europe, quoi de plus naturel et évident que sa Sainteté en appelle à la conscience des chrétiens. Mais l’ingérence dans la politique étrangère des Etats, n’est pas de son magistère. Elle est source d’incompréhension et inacceptable pour les Etats européens, que la laïcité imprègne, même si elle n’est pas inscrite dans leur constitution. L’article ci-dessous en est une expression.

Michel GRIMARD
Président du ROUE


LE PAPE ET L’IMMIGRATION

Face à la subversion migratoire et religieuse en provenance du sud de la Méditerranée, L’attitude présent du souverain pontife crée à l’heure actuelle un malaise qui risque fort de déboucher sur un sur un affrontement généralisé.

En prévision de la Journée mondiale du migrant(laquelle remonte à Benoît XV, au début de 20ème siècle) et du réfugié en janvier 2018, le 21 août 2017, le pape a publié un document intitulé: « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés ». Il s’agit du fastidieux catalogue de 21 mesures politiques que le Souverain Pontife souhaiterait que les pays européens adoptent vis à vis des migrants.

Ce texte est pour nous terrifiant! Il menace en effet ce qui reste encore de solide, dans une Europe en état de décomposition avancée quant à ses valeurs originelles, où les églises sont désertées et les mosquées toujours plus pleines. La publication du pape ne peut en aucune manière s’apparenter à un discours évangélique sur l’accueil de l’étranger, alors qu’il nie les principes les plus élémentaires de la philosophie politique. Ceci,  nous allons tenter de le montrer :

Les « migrants » -qui sont, rappelons-le tout de même- à 95% des illégaux-clandestins, doublés d’envahisseurs de religion musulmane, sont devenus pour François, la nouvelle figure messianique mettant à bas des notions aussi anciennes que la nation, les droits du premier occupant, la culture, la religion du lieu, le bien commun, l’équilibre droits/devoirs, etc et d’une certaine manière son document ressemble à un compendium de toutes les bêtises possibles.

Le propos du pape est en effet nullement évangélique, mais éminemment politique et souvent subversif.

Il en va ainsi de la sécurité des migrants, laquelle au nom du principe de centralité de la personne, passe désormais avant la sécurité nationale, ce qui est contradictoire, car il ne peut y avoir de sécurité personnelle, sans sécurité collective. Il y a ensuite une absence totale de réflexion sur le bien commun, qui passe par les communautés naturelles, ce qui est la position traditionnelle de l’église et c’est un principe même de la citoyenneté qui est ignoré par le propos du pape.

De même le pape demande les mêmes droits pour les clandestins et les migrants légaux, leur donne droit au regroupement familial, selon une conception très large -droit au regroupement pour les clandestins et droits aux soins de toute nature- promouvant encore, si besoin était, la présence de l’islam en Europe.

En ces temps de grande crispation culturelle, religieuse, voire ethnique il n’était pas indispensable de rajouter de l’huile sur le feu et peut-être n’est-il pas inutile de rappeler certains principes:

-Le pape n’a pas vocation à occuper la sphère politique et doit rester dans l’espace religieux et spirituel, lors de ses prises de positions :(« rend à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ») et ceci a fortiori dans un pays laïc,

-la promotion aveugle de toute forme d’immigration illégale, au motif d’une interprétation fallacieuse et irresponsable des droits de l’Homme, ne pourra aboutir qu’à des affrontements dramatiques, qui pourraient dégénérer en guerre civile,

-Le pape apporte sa bénédiction à la société multiculturelle et considère que même si cela prendra du temps, les migrations vont former désormais les nouvelles sociétés et les cultures.

-Récemment dans un livre-interview de Dominique Wolton, le pape a considéré que le Christ lui-même était un « émigré » ; ceci est au mieux historiquement injuste et traduit au pire une interprétation erronée du texte des évangiles : accueillir l’étranger n’a jamais signifié encourager une invasion mortifère.

-Un mouvement se fait jour en Europe, chez nombre de chrétiens qui assistent, médusés puis  scandalisés, à une forme de suicide de l’église catholique et commence désormais à naître une forme d’antichristianisme de la part de nombre d’entre eux. La responsabilité de l’actuel souverain pontife est ici immense.

Jean-Jacques GAY
Vice-Président du ROUE

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