Est-ce bien raisonnable de l’Europe ?

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Avr 28, 2018 Commentaires fermés sur Est-ce bien raisonnable de l’Europe ? giulietta

ÉDITORIAL,
le 28 avril 2018,

EST-CE BIEN RAISONNABLE DE L’EUROPE ?

Le jour même du discours d’Emmanuel Macron devant la Parlement européen, réuni en assemblée plénière è Strasbourg, la Commission européenne proposait mardi aux États membres de l’Union d’ouvrir les négociations pour une adhésion de l’Albanie et de l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine (FYROM): Ceci étant annoncé par la représentante de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, alors que le matin la même journée, présente dans l’hémicycle de Strasbourg au côté de JC Juncker, elle écoutait le discours du président de la République française. « Cette décision se fonderait sur une évaluation de progrès réalisés par ces deux pays sur les recommandations faites en 2016 et un examen des mesures mises en œuvre par Tirana et Skopje », a expliqué Mme Mogherini. « Cette décision est un message d’encouragement à ces pays de poursuivre les réformes », a-t-elle dit et « Il reviendra aux 28 Etats membres de l’UE d’évaluer les progrès réalisés et de prendre une décision », a conclu la représentante. Certes « Il y a encore des « réticences » dans les États membres à accepter de nouveaux membres » a cependant reconnu le commissaire autrichien Johannes Hahn, responsable de la politique d’intégration européenne. « Dans mon pays, l’Autriche, la majorité de la population est contre », a-t-il rappelé. Pour aider ces pays, la Commission européenne a rédigé une stratégie à la fois économique et politique, avec des financements ciblés et six initiatives ont été identifiées: sécurité et migrations, réconciliation, État de droit, transports et énergie, numérique ainsi que les relations de bon voisinage.

Est-ce bien responsable?

La frénésie de l’accélération « intégrationniste » semble habiter certains, au moment même où l’Europe se divise, où les peuples européens sont saisis par un doute existentiel, quant à leur avenir et l’Europe telle qu’elle est, l’Europe telle qu’on leur propose, ou plutôt celle qu’on leur impose. Est-ce bien responsable? En 2015, l’irresponsabilité de la Chancelière, imposait déjà 1,26 millions d’immigrés, presque tous d’origine arabo-musulmane, ce qui aboutit dans de nombreuses villes allemandes, a des scènes de violences inouïes et à de nombreux viols sur des femmes, libres d’ordinaires dans les villes d’Europe et d’Allemagne.

Est-il responsable de laisser rêver la FYROM, alors même qu’elle n’a pas renoncé à ses visées expansionnistes contre la Grèce et sa souveraineté, qu’elle revendique des symboles éminemment grecs depuis des siècles et millénaires? Est-il responsable encore, de laisser l’Albanie, cette poudrière, croire à une adhésion alors qu’elle soutient, en sous-main, les dirigeant kosovars dans leurs exactions permanentes contre les monastères et églises orthodoxes serbes du Kosovo, qui continuent de brûler. C’est deux pays et entités, avatars de l’empire ottoman, soutenus par Ankara, ne cessent de déstabiliser une situation régionale déjà très fragile et dangereuse dans les Balkans.


La frénésie « remplaciste » est elle aussi à l’œuvre
, comme nous l’avons vue et entendue le 18 décembre 2017 dans la bouche du Commissaire européen en charge des « migrations », Monsieur Avramopoulos, lorsqu’il déclarait, toute honte mise à part: « Europe is too white»! L’Europe est trop blanche! ». Ce personnage non élu, irresponsable, ne s’est pas exprimé spontanément: lui et bien d’autres, dans les sphères décisionnelles mondialisées de Bruxelles et d’ailleurs, lancent des ballons d’essai et ceux sont les mêmes qui montrent du doigt et stigmatisent la progression de l’euroscepticisme et la fierté retrouvée et pleine d’espoir des peuples d’Europe centrale, qui réaffirment leurs valeurs européennes et chrétiennes, n’en déplaise à Bruxelles. Ceux sont les mêmes -lorsque la guerre civile éclatera sur le continent européen, en raison de la pression migratoire et musulmane insoutenable- déclareront « ne pas avoir voulu ça », alors qu’ils auront dépensé une large partie de leur existence, à attiser les cendres, à allumer des mèches.

 

La frénésie impérialiste ottomane est elle aussi de retour. Erdogan l’irrationnel, donne des leçons de présence militaire aux États-Unis qui « devraient partir », il bombarde et tue nos courageux alliés kurdes contre Daech, il détient illégalement deux pilotes grecs, comme cela a été maintes fois dénoncé lors de la session plénière du mois d’avril à Strasbourg, alors que JC Juncker se contentait de dire que cette détention était « ridicule », il maintient illégalement les troupes d’occupation turques à Chypre, violant ainsi la souveraineté de l’un des États membres de l’Union, occupant ainsi militairement une partie du territoire de l’UE, alors même que la Turquie, « reste candidate à l’adhésion » à l’Union, qu’elle accuse d’être et de rester « un club chrétien ». Ce pays pétri de contradictions et d’arrogance impériale, qui sous-estime systématiquement le nombre exact de Kurdes à l’intérieur de ses frontières, tout en leurs déniant une égalité de droits réelles avec les autres citoyens turcs, doit être ramené à la raison.

 

Le R.O.U.E. prend acte de la décision de ce mois d’avril de l’UE « d’exclure tout nouveau chapitre de négociations » avec la Turquie, dans une perspective d’adhésion, ainsi que de la déclaration considérant que « Les tensions en mer Égée et en Méditerranée orientale ne sont pas propices à de bonnes relations de voisinage et ont sapé la sécurité et la stabilité régionales », comme l’estime le dernier rapport d’évaluation de la Commission européenne sur les pays candidats à l’adhésion.

Ceci est néanmoins loin d’être suffisant et au vu  de l’attitude provocatrice permanente de l' »Erdoganie », ou l’État de droit au surplus n’est plus respecté, il convient une fois pour  toute d’énoncer quelques vérités simple et d’agir en conséquence à l’égard de la Turquie:

-A la fois pour des historiques, géographiques et culturelles et en raison de la politique qu’elle mène, la Turquie n’a pas vocation à adhérer à l’Union européenne; plus tôt cela se dira, mieux ce sera et les négociations d’adhésion doivent arrêtées une bonne fois pour toute. A la moindre nouvelle incartade ou provocation, la Turquie doit être exclue de l’OTAN, alors qu’au nom du respect des droits de l’Homme, elle devrait être déjà exclue du Conseil de l’Europe,

-Contrairement aux autres pays des Balkans, l’Albanie et la FYROM, au vu de leur comportement déstabilisant à l’égard de la Grèce et de la Serbie n’ont certainement pas vocation non plus à adhérer à l’UE et en tout cas pas avant de nombreuses décennies et cela suppose que ces deux pays révisent drastiquement leur attitude, comme leurs prétentions irréalistes et provocatrices: rappelons ici qu’en terme de droit international, le Kosovo est toujours partie intégrante de la Serbie et que 5 États  membres de l’UE sont là pour le rappeler – Chypre, la Grèce, l’Espagne, la Roumanie et la Slovaquie- alors que la France, alliée traditionnelle de la Serbie, a failli à sa mission. 

Au moment où la France est bien obligé d’admettre une absence  regrettable de l’Allemagne, son principal partenaire, quant au projet de renforcement de la Défense européenne, l’Union  serait bien inspirée d’avancer de manière déterminée dans cette voie, tout en arrêtant une politique d’une particulière fermeté à l’égard des migrants sans nombre et en rappelant son opposition de principe, au rapatriement de tout djihadiste.

 

Jean-Jacques GAY
Vice-Président du ROUE

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